Le bonding est le procédé qui consiste à fixer une dalle tactile ou un verre de protection sur un module d’affichage LCD/OLED afin d’améliorer les performances optiques, la durabilité et la résistance aux facteurs environnementaux. Il réduit les réflexions internes, augmente le contraste et la lisibilité et protège les composants fragiles de l’écran contre la poussière, l’humidité et les dommages mécaniques. On distingue deux principales méthodes de bonding :
- Air bonding – les couches sont assemblées en laissant entre elles une fine lame d’air. Cette méthode est plus simple et moins coûteuse à mettre en œuvre, mais elle entraîne davantage de réflexions lumineuses et peut dégrader la visibilité en forte luminosité (p. ex. en extérieur). Elle est principalement utilisée pour les écrans grand public ou lorsque le coût est déterminant.
- Bonding optique – l’espace entre la dalle tactile et l’écran est entièrement comblé par un adhésif transparent spécial (OCA – Optically Clear Adhesive). La lame d’air disparaît, ce qui améliore nettement le contraste et la visibilité, même en plein soleil. Le bonding optique renforce également la résistance mécanique de l’écran, améliore la rigidité de l’ensemble et réduit le risque de buée ou de condensation à l’intérieur de l’écran.
Comment le bonding optique est-il réalisé ?
Le bonding optique comble l’espace entre l’écran et le verre de protection ou la dalle tactile avec un matériau transparent dont l’indice de réfraction est proche de celui du verre. Deux familles de matériaux sont utilisées : l’OCA, un film adhésif prédécoupé laminé sous pression, et le bonding liquide avec une résine optiquement transparente (OCR, également appelée LOCA), qui est dosée, étalée sur la surface puis polymérisée par UV ou par la chaleur. Le bonding est réalisé en salle blanche, car toute particule de poussière ou bulle emprisonnée dans la couche reste visible pendant toute la durée de vie du produit.
Pourquoi le bonding optique améliore-t-il la lisibilité ?
Dans un écran assemblé par air bonding, la lumière est réfléchie à chaque interface entre le verre et l’air – typiquement environ 4 % sur chacune des surfaces internes. Ces réflexions s’additionnent et délavent l’image en forte luminosité. Le bonding supprime l’air et, avec lui, la majeure partie des réflexions internes : le contraste perçu en plein jour augmente nettement, souvent sans qu’il soit nécessaire d’accroître la luminosité du rétroéclairage.
| Bonding optique | Air bonding | |
|---|---|---|
| Réflexions internes | Minimales | Plusieurs surfaces réfléchissantes |
| Contraste en plein jour | Élevé | Réduit |
| Condensation interne | Impossible – pas de lame d’air | Possible en cas de variations de température |
| Résistance mécanique | Supérieure – l’empilement forme un seul bloc | Inférieure |
| Parallaxe | Plus faible | Plus forte |
| Coût et réparation | Coût plus élevé, reprise difficile | Coût plus faible, verre plus facile à remplacer |
Dans quels cas le bonding optique est-il rentable ?
Le bonding optique est rentable pour les écrans lisibles en plein soleil et les appareils d’extérieur, dans les véhicules et les machines soumis aux vibrations et aux variations de température, ainsi que partout où un verre de protection épais est placé devant l’écran. Pour les appareils d’intérieur dotés d’un verre fin et soumis à un éclairage modéré, l’air bonding avec ruban adhésif double face suffit souvent et coûte moins cher.
Points à aborder avec le fournisseur de bonding
- Le matériau (OCA ou OCR) et son comportement sur la plage de température requise.
- L’empilement : écran, capteur tactile, verre de protection et revêtements, avec leurs épaisseurs.
- Les critères d’acceptation concernant les bulles, les particules et le mura lors du contrôle à réception.
- Les essais de fiabilité après bonding – cyclage thermique, humidité, exposition aux UV.
- Les possibilités de reprise et le rendement, qui influent fortement sur le prix unitaire.
